Un garagiste ne peut facturer que ce que vous avez accepté. L'ordre de réparation signé — ou tout écrit qui vaut accord — fixe le périmètre et le montant. S'il découvre en cours d'intervention un travail supplémentaire, il doit vous en informer et obtenir un nouvel accord avant de le réaliser.
En pratique, beaucoup de litiges naissent d'un devis oral, d'un dépassement « pour vous rendre service » ou d'une main-d'œuvre facturée au forfait alors que l'intervention a été plus courte. Le professionnel reste tenu à une obligation d'information sur les prix (arrêté du 3 décembre 1987) et à une obligation de résultat sur la réparation.
Vous êtes concerné si…
- Montant final très supérieur au devis accepté
- Réparations que vous n'avez jamais demandées
- Pièces facturées neuves mais posées d'occasion
- Main-d'œuvre facturée sans détail des heures
- Véhicule retenu tant que la facture n'est pas payée
Les preuves à réunir
Un dossier se gagne sur les pièces, pas sur l'indignation. Rassemblez ce qui suit avant toute démarche : c'est ce que l'expert vérifiera avec vous pendant l'appel.
- Le devis et l'ordre de réparation signés
- La facture détaillée (pièces, main-d'œuvre, taux horaire)
- Les échanges écrits avec le garage
- Les photos des pièces déposées ou de l'état du véhicule
- Un second devis d'un autre garage pour comparaison
Les recours, dans l'ordre
- 1
Contestation écrite et demande de facture détaillée
- 2
Mise en demeure de restituer le véhicule (le droit de rétention a des limites)
- 3
Signalement à la DGCCRF pour pratique commerciale trompeuse
- 4
Médiation de la consommation, gratuite et obligatoire avant le juge
- 5
Saisine du tribunal judiciaire
Sauter une étape coûte cher : un juge saisi sans mise en demeure préalable, ou sans passage par la médiation de la consommation quand elle est obligatoire, renvoie le dossier. L'ordre compte autant que le fond.
Comment ça marche ?